De plus en plus d’entreprises du secteur public sont prêtes à devenir socialement plus responsables et plus respectueuses de l’environnement. Certaines s’engagent dans une stratégie au long cours.

Cette démarche, c’est la RSO, la responsabilité des organisations. Elle repose sur trois piliers : l’environnement, le sociétal et l’économie. En ligne de mire, la transparence et l’exemplarité de l’entreprise.

La prise en compte des problématiques environnementales et humaines ne date pas d’aujourd’hui.

Quelques dates clés :

  • 1970, Club de Rome : la sonnette d’alarme concernant la croissance exponentielle de l’économie et de la démographie avec un épuisement des ressources est tirée.
  • 1972, conférence des Nations unies : la notion du développement durable est formulée.
  • 1987 : le développement durable prend une définition : préserver les générations futures et de leurs besoins pour tendre vers un monde vertueux.
  • 1992, Sommet de la Terre à Rio : les 189 pays présents sont invités à mettre en place un plan d’action pour le XXIe siècle, l’Agenda 21.
  • Dans les années 2000, la Charte de l’environnement est adossée à la Constitution française, puis suit l’adoption des lois Grenelle qui donnent un cadre à l’urgence écologique.
  • Le Livre vert de la Commission européenne renforce la responsabilité sociétale ou RS avec trois piliers, indissociables : l’environnement, l’économie et le sociétal. Et une notion : l’irréprochabilité en respectant les réglementations en vigueur.
  • En 2019, en Métropole, la RS est inscrite dans la loi Pacte, un plan qui vise à repenser la place des entreprises du privé ou du public dans la société grâce à un plan d’action pour la croissance et la transformation.

Les catastrophes écologiques et aujourd’hui, la pandémie mondiale de Covid-19 suscitent plus que jamais l’urgence d’adopter des comportements responsables, éthiques et respectueux de l’environnement. Face à la pression citoyenne, les acteurs économiques, notamment le service public, savent qu’ils ont une responsabilité et n’ont d’autre choix que de placer le facteur humain au centre de leurs préoccupations via un comportement transparent et écologiquement exemplaire.

On cite volontiers les pays nordiques comme des modèles où les villes vertes, les démarches éthiques ou encore la réduction des inégalités sociales sont légion. Aux États-Unis, au Canada, même dans certains pays d’Amérique du Sud, le phénomène prend aussi de l’ampleur. En Chine, le concept est de plus en plus poussé par l’État, tandis qu’en Russie, il reste balbutiant.

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En tant qu’établissement public au service des Calédoniens depuis plus de 60 ans, la démarche de responsabilité sociétale coule de source. De 2009 à 2016, des initiatives ont ainsi émergé :

 2009 : réalisation du premier bilan carbone
 2014 : élaboration du premier schéma directeur pour le traitement des déchets (SDTD)
 2016 : création du programme interne appelé BEST (Bien-Etre et Santé au Travail), visant à améliorer la santé, la sécurité et le bien-être au travail des employés de l’établissement
 2018 : révision de la politique partenariale désormais adossée aux priorités RSO

Aujourd’hui, l’OPT-NC va plus loin avec une politique RSO déclinée autour de trois valeurs piliers : un employeur engagé,  un partenaire de confiance, un contributeur responsable

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De nombreuses actions en lien avec la RSO existaient déjà. La responsabilité sociétale fait partie de l’ADN de l’OPT. Aller plus loin était par conséquent logique.

Valérie SALMON Directrice de cabinet
Valerie SALMON
Valérie
SALMON
Directrice de cabinet
Biographie

Sa carrière en quelques dates : 

  • 2009-2015 :  Directrice des ressources humaines de la ville de Nouméa
  • 1999-2009 : Chef de bureau puis du service des ressources humaines à l'OPT-NC
  • 1997-1999 :  Responsable qualité pour un équipementier pétrolier (Petroleum technic - Guadeloupe) 
  • 1994-1997 : Gérante d'un centre de formation spécialisé dans l'accompagnement à la création d'entreprises (Plateforme 2000 - Guadeloupe)

Son parcours professionnel :

Diplômée d'un DESS Génie du développement industriel spécialisation démarche qualité (Université de Nice Sophia-Antipolis en 1994, Valérie a commencé son parcours dans le privé sur des fonctions supports (conseil, formation, accompagnement à la démarche qualité), avant de poursuivre une carrière dans le public, principalement dans les domaines des ressources humaines, des relations sociales et de l'organisation.

 

Année d'arrivée à l'OPT-NC. :

RSE pour les entreprises privées, puis, en 2010, RSO pour élargir aux organisations au sens large : services publics, associations, syndicats, mais aussi ONG. La démarche est 100 % volontaire et vient en complément des réglementations en vigueur. Objectif : contribuer à construire un nouveau modèle de société tout en restant performant et économiquement viable.

Pour le service public, il s’agit de concilier le statut d’acteur économique, pourvoyeur d’emplois, et de développeur d’un territoire avec les préoccupations sociales, éthiques et environnementales. Et toujours avec les parties prenantes, un critère désormais incontournable.

« Cette démarche participative reposera sur des actions portées par le personnel. La capacité d’agir pour façonner l’OPT-NC sera donnée aux volontaires ou à ceux dont la mission le permet. » Valérie Salmon.

 

Qui sont les parties prenantes ?

Une démarche RSO est avant tout participative, transversale et surtout inclusive, fondée sur des échanges réguliers et constructifs avec tous les partenaires, en interne ou en externe.

En interne : le personnel, le comité d’entreprise, le CHSCT (comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail), les syndicats, les représentants du personnel…

En externe : les clients, les fournisseurs, les associations environnementales, de consommateurs, culturelles, sociales, sportives, les collectivités locales, territoriales, la société civile…

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À partir de la matière collectée, des orientations et des engagements ont été définis au premier trimestre 2021. Depuis fin juin, la politique RSO est en cours de déploiement, accompagnée d’une campagne de communication auprès du grand public intitulée #ŒuvrerPourTous.

Valérie SALMON Directrice de cabinet
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C’est avant tout une démarche de progrès dans une recherche de performance globale et de continuité de service et de satisfaction du client au sens large.

Elle pousse à remettre en question les pratiques et permet d’asseoir l’image de marque de l’entreprise dans divers domaines tels que la réduction des risques, le dialogue social, le rapport avec le territoire, les clients, les fournisseurs…

Une entreprise RSO sera aussi plus attractive pour les jeunes talents et les nouveaux métiers.

Réduction des déchets, maîtrise des dépenses d’énergie, écomobilité, bienveillance à l’égard du personnel, transparence envers les fournisseurs, mais aussi égalité des chances, égalité homme-femme, soutien aux initiatives vertes, sociales… Autant d’initiatives qui, pour s’inscrire dans la durée, nécessitent un cadre stratégique quel que soit le type d’entreprise du service public.

La référence depuis 2010, c’est la norme ISO 26000, conçue par plus de 90 pays et une centaine d’organisations.

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Dans le cadre de l’élaboration des orientations stratégiques, c’est tout naturellement que nos priorités RSO sont prises en compte à l’OPT-NC.

Valérie SALMON Directrice de cabinet

C’est l'unique norme internationale qui fournit les lignes directrices de la responsabilité sociétale. Si elle débouche non pas sur une certification, mais une labellisation, elle donne un cadre de comportement à tout type d'organisation, quelle que soit sa taille, son activité.

Sept grands principes viennent fixer les contours de la RSO, dont la gouvernance, les droits de l’humain et le développement local. La question économique n’est plus centrale, mais transversale et intégrée dans chaque thématique. Ensuite, il s’agira de décliner des engagements et de mettre en place des actions concrètes.

 

 AFNOR

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L’OPT-NC entend structurer encore davantage sa démarche en l’alignant sur la norme ISO 26000. Celle-ci pose les règles de l’art de la RSO, mais n’aboutit pas à une certification, comme le fait la norme de management de qualité, l’ISO 9000.

La démarche RSO apparaît comme un levier de performance avec des répercussions positives sur l’activité économique et l’ensemble de la société. Elle permet aux acteurs publics de développer des politiques au plus près des territoires, d’adopter des comportements exemplaires, en complément des missions de service public qui leur incombent.

  • Dans l’emploi : développement du télétravail, plan mobilité, insertion, formation, inclusion économique par le mécénat…
  • Dans l’énergie : schéma directeur, énergies renouvelables, maîtrise des dépenses, réduction des risques…
  • Dans le transport : écomobilité, covoiturage…
  • Dans l’humain : protection des personnes en situation fragile ou de handicap, incitation aux développements de comportements vertueux… On estime que dans une décennie, une entreprise sera RSE ou ne sera plus. Pourrait-il en être de même pour le service public s’il ne prend pas le train en marche ?

On estime que dans une décennie, une entreprise sera RSE ou ne sera plus. Pourrait-il en être de même pour le service public s’il ne prend pas le train en marche ?

Au-delà des questions purement environnementales et de l’implication dans le développement des télécoms et du numérique, l’OPT-NC est aussi perçu comme un influenceur de bonnes pratiques. Cet aspect, complètement nouveau, rejoint la tendance des politiques publiques avec en ligne de mire, un comportement exemplaire et inclusif à tous les niveaux. À nous de faire évoluer les initiatives pour devenir moteur sur ces sujets. C’est ce qu’on attend de nous… 

Valérie SALMON Directrice de cabinet