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Journée des droits des femmes 2025 : les actions de l’OPT-NC contre le sexisme

Découvrez les initiatives de l’office pour garantir un environnement de travail inclusif et respectueux pour toutes et tous.  

Chaque année, la Journée internationale des droits des femmes est un moment clé pour mettre en lumière les avancées en matière d’égalité professionnelle et les défis qui restent encore à relever. C’est également une occasion de rappeler qu’en 2025, les inégalités et les violences en milieu professionnel touchent encore majoritairement les femmes.

Selon le Haut Conseil à l'Égalité entre les femmes et les hommes, en France, 86 % des femmes déclarent avoir vécu une situation sexiste au cours de leur vie (Rapport annuel 2024 sur l'état du sexisme en France). 

Si l’OPT-NC affiche un taux de féminisation remarquable avec 52,6 % de femmes dans ses effectifs et une progression du nombre de femmes cadres (43,7 % en 2024 contre 43,2 % en 2023), tout en garantissant des grilles salariales équitables, il poursuit ses efforts pour assurer un environnement de travail toujours plus sain, en phase avec les dynamiques engagées dans de nombreuses autres organisations dans le monde. Sensibilisation, accompagnement et prévention sont au cœur de ses actions pour lutter contre le sexisme et le harcèlement

En Nouvelle-Calédonie, la loi du pays n° 2023-3 du 26 mai 2023 impose aux entreprises de plus de onze salariés de désigner un délégué à la lutte contre le sexisme au travail. Ce dispositif vise à sensibiliser, informer et prévenir les comportements sexistes ainsi que les harcèlements moral et sexuel.  

Cette évolution s’inscrit dans un cadre international où la lutte contre les violences sexistes au travail est de plus en plus encadrée par des réglementations exigeantes.  

Conscient de cette réalité, l’OPT-NC a initié la création d’un Dispositif de Lutte contre le Sexisme et le Harcèlement, encore en phase de construction à ce jour.  

L’OPT-NC affiche une tolérance 0 dès lors que des incidents sont signalés auprès de la Direction des Ressources Humaines (DRH). Des suites sont données si les faits sont avérés. 

En application de la récente réglementation, un dispositif de lutte contre le sexisme et le harcèlement est en cours d’élaboration.  

Par ailleurs, 4 délégués pour la lutte contre le sexisme ont été identifiés parmi les volontaires de la DRH. Ils ont été formés pour assurer leur rôle de manière professionnelle, dans un cadre sécurisé. Ils contribueront à la mise en place du dispositif et ont également pour missions, d’informer, orienter et soutenir les victimes ou les salariés qui les solliciteront.  

Ils contribuent également à la construction du dispositif de lutte contre le Sexisme et le Harcèlement comprenant les mesures suivantes :  

  • un plan de sensibilisation des agents ;
  • un projet de création d’un dispositif de signalement garantissant la confidentialité et la protection des victimes ;
  • la mise en place de mesures d’accompagnement psychologique et juridique pour les collaborateurs qui en ressentent le besoin ;
  • un projet de renforcement des formations pour les managers afin de leur donner les outils nécessaires pour gérer ces situations avec justesse et responsabilité. 

L’objectif de ces actions est clair : continuer à faire de l’OPT-NC un lieu où chaque salarié se sent en sécurité et respecté. 

Cependant, la mise en place de ces dispositifs ne se limite pas à une simple obligation légale : elle répond à un besoin de protection des salariés et d’amélioration du climat de travail. 

D’un point de vue concret, le rôle de délégué contre le sexisme et le harcèlement au travail représente un défi et comprend de nombreux enjeux, comme en témoignent les 4 délégués formés au sein de l’office.  

En 2026, l’Office espère pouvoir proposer ce rôle à d’autres volontaires, en poste dans l’ensemble des directions 

Kareen HUBERT, chargée d’accompagnement bien-être et santé au travail à l‘OPT-NC :  

« En tant que responsable du programme BEST (Bien-Être et Santé au Travail) et membre de l’équipe QVCT (Qualité de Vie et des Conditions de Travail), mon rôle est d’accompagner les agents et de prévenir les risques psychosociaux. Devenir déléguée DLSH était pour moi une évidence. Je veillerai à sensibiliser les collaborateurs, à informer sur les dispositifs de signalement qui seront mis en place et à orienter les victimes vers les structures compétentes. Il est primordial que chacun puisse travailler en toute sérénité, sans crainte d’agissements sexistes ou de comportements inappropriés. (…) Il sera essentiel d’assurer une communication claire sur l’existence du futur dispositif et sur son fonctionnement afin que chaque agent sache comment signaler une situation de sexisme ou de harcèlement. Ensuite, garantir la confidentialité des signalements et protéger les victimes sont des points cruciaux. » 

Elle souligne également : « Ce qui est important, c’est que chacun sache que nous sommes là pour les écouter, sans jugement et dans la plus grande discrétion. Il ne faut pas hésiter à parler. » 

Pasiana GANT, formatrice réseau commercial et systèmes d’information à l’OPT-NC : 

« Ma démarche est avant tout féministe, car j’en ai assez des comportements inappropriés et d’entendre des remarques sexistes banalisées sous prétexte d’humour. 

Ensuite ne plus aimer aller travailler entraîne des répercussions sur notre vie en général. Chacun(e) le vit différemment, surtout dans le cas de harcèlement déguisé, mais le déni n’est pas la solution. C’est une période que j’ai vécue, et je veux pouvoir apporter mon aide, briser les tabous et encourager la parole libre, car chacun mérite un environnement de travail respectueux et sécurisé. » 

Elle insiste sur la nécessité de changer les mentalités : « Pendant longtemps, lorsqu’un manager avait des comportements déplacés, les employés n’avaient d’autre choix que de changer de poste. Aujourd’hui, nous devons dire stop. C’est au système de s’adapter et de protéger les employés, pas à eux de fuir. Heureusement, ce système tend à disparaître. » 

Jean-Michel MASEI, psychologue du travail à l’OPT-NC : 

« Mon rôle en tant que DLSH est dans la continuité de ma mission en tant que psychologue du travail, c'est donc tout naturellement que je m'implique. L'objectif principal est l'amélioration des conditions de travail des agents de l'office afin que tous, puissent exercer dans un environnement propice au bien-être et à la productivité.  

 Je trouve que l'équipe (des DLSH) fait preuve d'une réelle motivation pour organiser la mise en place du dispositif au sein de l'office. Aujourd'hui, je me positionne plus comme un soutien. Et donc, je les remercie pour le travail accompli.  

Avant cette loi, nous avions déjà des agents dédiés aux conditions de travail avec des missions qui englobaient la lutte contre le sexisme et le harcèlement donc certains défis comme l'anonymat, le recueil du témoignage sont établis et à poursuivre. » 

Floriane SOUENON, psychologue du travail à l’OPT-NC :  

" J’ai choisi de m’impliquer dans cette mission qui est aussi en lien avec mon métier de psychologue du travail car il s’agit d’un sujet d’actualité, source de souffrance et de mal être. Il y a encore beaucoup de personnes qui souffrent en silence, nous devons les aider. » 

Elle ajoute : 

" Le sexisme et le harcèlement ont un effet néfaste sur les personnes concernées et peuvent avoir de très lourdes conséquences. Notre objectif est de faire le maximum pour que les agents travaillent dans les meilleures conditions possibles." 

La lutte contre le sexisme et le harcèlement ne repose pas uniquement sur les épaules des délégués. Chaque agent, quel que soit son poste, a un rôle à jouer pour garantir un climat professionnel respectueux. 

À l’occasion de cette Journée internationale des droits des femmes, l’OPT-NC réaffirme sa volonté d’aller plus loin pour offrir à chacun(e) un cadre de travail bienveillant et inclusif. Ce combat est celui de tous. Soyons vigilants et mobilisés.